Discours capital de B. Netanyahou sur la situation politique et sécuritaire d'Israël, toujours en butte à l'hostilité arabe

Publié le par Eli d'Ashdod

 

Discours capital de B. Netanyahou sur la situation politique et

 

sécuritaire d'Israël, toujours en butte à l'hostilité arabe

 

Discours prononcé le dimanche 6 octobre 2013, lors de la Conférence intitulée « Israel Towards 2020 », au Centre Begin-Sadat d’études stratégiques. [Traduction de la version anglaise (http://besacenter.org/wp-content/uploads/2013/10/2020-Netanyahu-Speech-English.pdf) de l’original hébraïque (auquel je n’ai pu avoir accès). Je me suis permis d’ajouter quelques liens à des pages Web que j’ai estimées utiles pour l’information du lecteur.

 

Les ajouts entre crochets carrés sont miens. (Menahem Macina)] Texte français en ligne sur : http://www.debriefing.org/31497.html

 

J’ai lu récemment un livre d’une centaine de pages écrit par un excellent historien américain décédé il y a près de 50 ans. Il s’appelait Will Durant et il a rédigé de nombreux livres. Il a écrit une histoire de la civilisation en onze volumes, mais à la fin de sa vie, il a écrit un livre d’une centaine de pages, intitulé « Les Leçons de l’Histoire » [Genève, 1970], que vous devriez lire.

 

Chaque ligne est gravée dans le marbre de la vérité, et je vais vous en donner les mauvaises nouvelles et les bonnes nouvelles. Les mauvaises nouvelles, c’est que lorsque vous avez terminé la lecture de ce livre, vous comprenez qu’en Histoire, les grands nombres font la loi. Ils comptent.

 

Mais voici les bonnes nouvelles. À la page 17, si je ne me trompe, il mentionne qu’il peut y avoir des exceptions à cette règle et que, grâce par la vertu de l’unification d’une force culturelle, comme il l’appelle, les probabilités peuvent être vaincues. Il prend comme exemple d’une telle exception l’État d’Israël.

 

Je pense que nous avons prouvé au cours des 65 ans de l’existence d’Israël que nous sommes exceptionnels, mais nous devons continuer à l’être en préservant nos fondements spirituels. Il y a deux semaines, des archéologues ont trouvé un médaillon en or près du Mur occidental. Les archéologues l’ont datée du début du septième siècle [de notre ère], et il y a une menora sur cette médaille - notre symbole national. D’un côté, un rouleau de Torah et de l’autre un shofar. Toute la Torah sur un médaillon et, bien sûr, c’était après 2 000 ans d’existence juive sur la terre d’Israël. Cette existence a duré près de 4 000 ans.

 

Apparemment, il y a quelque chose de spécial dans cette exception que nous constituons, dans la combinaison unique qui est la nôtre entre notre héritage du passé et la façon dont nous regardons vers l’avenir avec plein de vigueur et de talents, et je dirais même de génie. Il ne fait aucun doute que cette université est une part de notre effort national et international pour préserver notre héritage et, bien entendu, l’associer à l’avenir.

 

Je vous remercie de votre invitation à prendre la parole ici, à l’occasion du 20ème anniversaire de la fondation du Centre Begin-Sadat. Bien des choses nous sont advenues au cours de ces dernières années. Sur le front politique, nous avons signé un accord de paix avec la Jordanie. Durant tout ce temps, exactement 20 ans, nous avons mené des négociations avec les Palestiniens, en essayant de parvenir à un accord de paix, et malgré les hauts et les bas enregistrés au cours de ces deux dernières décennies, nous avons réussi à maintenir les accords de paix avec l’Égypte. Ce n’est pas négligeable.

 

Toutefois, sans l’ombre d’un doute, les développements les plus importants au Moyen-Orient pendant toute cette période sont ceux de ces quelques dernières années, et ils éclipsent tout le reste si l’on se place sous un angle plus large.

 

Deux de ces événements incluent les troubles historiques qui ont cours dans le monde arabe - troubles qui sont à leur apogée et loin de prendre fin, si tant est qu’une telle fin puisse se produire ; à quoi il faut ajouter, bien sûr les efforts incessants de l’Iran pour développer des armes nucléaires. L’objectif de l’Iran est de prendre le contrôle de l’ensemble du Moyen-Orient et au-delà, et de détruire l’État d’Israël. Ce n’est pas de la spéculation ; c’est leur but. Israël et les États-Unis sont d’accord sur le fait qu’il faut empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires.

 

Il y a juste quelques jours, le président iranien a dit à l’ONU que l’Iran ne s’intéresse qu’à l’énergie nucléaire civile. C’est ce qu’il a dit. Je ne le crois pas, mais quiconque désire examiner son affirmation devrait poser au régime iranien une simple question : si vous voulez uniquement l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, pourquoi tenez-vous aux centrifugeuses pour enrichir l’uranium et aux réacteurs au plutonium?

 

Ni les unes ni les autres ne sont nécessaires à la production de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. Il n’en ont pas besoin ; mais ce sont les composants essentiels pour produire des matières fissiles en vue de la fabrication d’armes nucléaires. Il faut que ce soit bien compris : ils ne sont pas du tout nécessaires à des projets pacifiques.

 

Dix-sept pays, y compris certains des principaux pays du monde - le Canada, le Mexique, l’Espagne, la Suisse, la Suède, l’Indonésie – dont la population est d’un quart de milliard -, et de nombreux autres, produisent de l’énergie nucléaire sans centrifugeuses, et sans réacteurs au plutonium.

 

Seul celui qui veut produire des matières fissiles pour fabriquer des bombes nucléaires insiste sur ces composants – et non seulement il insiste, mais il est prêt pour cela à infliger de grandes souffrances à son peuple, parce que cette insistance lui vaut des sanctions et des mesures coercitives de la part du Conseil de sécurité.

 

Pourquoi agissent-ils de la sorte ? Peut-être manquent-ils de ressources énergétiques ? – Non, ils ont du gaz et du pétrole. J’évoque à dessein le gaz naturel parce qu’il est immédiatement disponible pour l’industrie et quoi que ce soit d’autre. Ils ont tellement de ressources qu’ils peuvent subvenir aux besoins de nombreuses régions du monde durant de nombreuses années avec ce qu’ils ont, et ils peuvent a fortiori couvrir les besoins de leur propre pays.

 

Par conséquent, la communauté internationale devrait prendre la position suivante vis-à-vis de l’Iran : nous sommes prêts à parvenir à un règlement diplomatique, mais seulement à un règlement incluant le démantèlement par l’Iran de sa capacité de production d’armes nucléaires.

 

En d’autres termes, pas de centrifugeuses ni d’uranium enrichi, ni de réacteurs au plutonium. Tant que l’Iran ne démantèle pas ses centrifugeuses et ses réacteurs au plutonium, les sanctions ne doivent pas être allégées. Au contraire, elles devraient être accrues.

 

La vérité est simple, elle est claire, elle tranche comme un rasoir dans le brouillard qu’il cherchent à créer. Si leurs intentions sont pacifiques, ils accepteront. Si elles ne le sont pas, ils n’accepteront pas.

 

Mais peut-être que la formule doit être simplifiée comme suit: s’ils démantèlent, ils obtiennent [un accord] ; s’ils ne démantèlent pas, ils n’obtiennent rien. Mais c’est un combat difficile, car il est dans la nature humaine d’espérer, de croire, d’essayer - nous sommes prêts à essayer, mais pas à mener une expérience ouverte sans critères, et certainement pas sans une vue réaliste et lucide.

 

Parallèlement à la tentative de mettre un terme à l’armement nucléaire de l’Iran et de préserver les traités de paix avec l’Égypte et la Jordanie, nous sommes intéressés à mettre fin au conflit avec les Palestiniens. Conclure une paix véritable et sûre, pas seulement sur le papier mais sur le terrain - pour nous, nos enfants, nos petits-enfants : c’est le plus grand souhait de tous les citoyens d’Israël.

 

Pour mettre fin au conflit, il faut en comprendre la source. Je soulève ce point parce que, à mon avis, dans toutes les discussions concernant le conflit avec les Palestiniens, on est au moins parvenu à une chose, à savoir, que si quelqu’un estimait que c’était le coeur du conflit au Moyen-Orient, eh bien, maintenant, il est difficile de dire une telle chose sans que cela paraisse absurde.

 

Ce n’est pas le coeur du conflit : pas de ce qui se passe en Libye ou en Tunisie, en Algérie, ou en Égypte, ou au Yémen, ou en Syrie, ou en Irak, et ainsi de suite. Mais, pendant des années, on nous a dit que le coeur du conflit au Moyen-Orient était la question palestinienne et… comment dire ? Cette vache sacrée est l’une des victimes de la révolution arabe.

 

Cependant, il y a une deuxième vache sacrée de même importance. Quand on demande aux gens quelle est la racine du conflit israélo-palestinien - si vous souhaitez fournir une solution ou résoudre un certain problème, vous devez d’abord diagnostiquer correctement la maladie -, ainsi, quand on leur demande quelle est la racine du conflit, les gens ont généralement une réponse toute prête : l’occupation, les territoires, les colonies de peuplement, et ainsi de suite – c’est toujours la même chose. La « prise de contrôle des territoires » par Israël, la région de Judée et de Samarie après la guerre des Six-Jours, les colonies de peuplement - c’est ce qui nourrit le conflit, c’est en grande partie ce qui a créé le conflit.

 

Et je demande, est-ce vraiment le cas ? À mon avis, si l’on doit décider par quel processus a réellement commencé le conflit, j’opterais pour l’année 1921, le jour où les Arabes palestiniens ont attaqué l’hôtellerie pour émigrants à Jaffa. Beaucoup de Juifs ont été tués dans cette attaque, dont l’écrivain bien connu Yossef Haïm Brenner. Elle visait directement l’immigration juive. Mon grand-père était arrivé à Jaffa l’année précédente, et, comme de nombreux autres, il avait séjourné dans la même hôtellerie. Il est clair que cette attaque n’avait pas pour cause un territoire ou des colonies ; elle visait l’immigration juive en terre d’Israël.

 

Ultérieurement, il y eut davantage d’attaques : En 1929, l’ancienne communauté juive d’Hébron a été sauvagement massacrée. Elle avait existé en cet endroit, presque sans interruption depuis près de 4 000 ans. Après cela, il y eut des attaques en 1936, en 1939 - qu’on a appelées « troubles » [en fait, meoraot Tarpa]. Ces attaques contre la communauté juive en Israël se sont répétées de manière méthodique.

 

Plus tard y eut le Plan de partage de 1947, qui proposait la création d’un État arabe - ils n’ont pas dit État palestinien, mais bien État arabe - et un État juif. Les Juifs ont accepté, les Arabes ont refusé. Du fait que le problème n’était pas, à l’époque, ni n’est aujourd’hui, celui d’un État palestinien, mais était et reste plutôt, malheureusement, l’État juif.

 

Et même avant 1967, pendant 19 ans, ils nous tenaient étranglés ; il y avait un étau autour de nous dans le seul but de nous déraciner, d’anéantir nos existences. Tout cela pourquoi ? Il n’y avait alors aucun territoire. Il n’y avait pas d’occupation, sauf si Tel Aviv est occupé et si Jaffa est occupé. Il n’y a eu aucune implantation durant 46 ans, de 1921 à 1967, soit près d’un demi-siècle. Nous avons été écorchés par le public arabe sans aucun rapport avec des colonies de peuplement, ni avec rien de ce qui présenté comme le cœur historique de la lutte.

 

Je dis ces choses parce que je le peux – bon, cela a cessé là, mais plus tard tout a changé. Plus tard, les événements ont évolué comme ils ont évolué. Nous nous sommes retirés de la bande de Gaza, jusqu’au dernier centimètre. Nous avons déraciné des communautés, mais les attaques contre nous ont continué - environ 10 000 missiles ont été tirés à partir de Gaza, à partir de territoires dont nous nous étions retirés. Et lorsque nous demandons à ceux qui tirent des missiles et à ceux qui les soutiennent: pourquoi tirez-vous sur les Juifs ? Ils disent: afin de libérer la Palestine. Et qu’est-ce que la Palestine ? La Judée et la Samarie ? Non. Bien sûr, ils en font partie, mais ils disent: Beer Sheva et Ashkelon, Majdal et Acre et Jaffa.

 

Très bien, ceux qui disent cela font partie du Hamas ou du Jihad islamique, mais les éléments plus modérés en Judée et en Samarie, l’Autorité palestinienne, eux, il est vrai ne s’engagent pas dans la terreur, et c’est là une distinction importante. Ils ne s’engagent pas dans la terreur, mais lorsqu’ils sont invités à dire s’ils nous reconnaissent : pas en Judée ni en Samarie, ni en Cisjordanie, mais êtes-vous enfin prêts à reconnaître l’État juif ? Ils répondent: Nous sommes prêts à reconnaître le peuple israélien ; nous sommes prêts à reconnaître Israël.

 

Je dis : ce n’est pas la question que je pose: Êtes-vous prêts à reconnaître l’État juif, l’État-nation du peuple juif ? La réponse jusqu’à présent a été non. Pourquoi pas ? Au cours de mon discours, ici même, il y a quatre ans, j’ai dit que la solution était un État palestinien démilitarisé.

 

La raison de la démilitarisation est claire pour tout le monde à la lumière de notre expérience – une démilitarisation véritable et permanente avec des arrangements très clairs en matière de sécurité et sans forces internationales.

 

Mais un État juif - reconnaissez l’État juif. Pourquoi n’êtes-vous pas prêts à reconnaître l’État juif ? Nous sommes disposés à reconnaître votre État-nation, et à grand prix - cela inclut des territoires, nos terres ancestrales, ce qui n’est pas négligeable. Et je dis ceci également : c’est une chose très difficile, mais vous devez faire, vous aussi, une série de concessions, et la première consiste à renoncer à votre rêve du droit au retour. Nous ne nous contenterons pas de la reconnaissance en tant que peuple israélien ou comme État binational, qui sera par la suite inondé par des réfugiés. C’est l’État-nation du peuple juif. S’ils le veulent, les Juifs immigreront dans ce pays. Les Arabes palestiniens, s’ils le veulent, pourront y aller. Reconnaissez l’État juif. Tant que vous refuserez de le faire, il n’y aura jamais de paix. Reconnaissez notre droit à vivre ici, dans notre propre État souverain, notre État-nation - alors seulement la paix sera possible.

 

Je tiens à le souligner ici – il s’agit d’une condition essentielle. Il y a d’autres conditions importantes pour la conclusion des négociations - non pour mener des négociations, mais pour les conclure –, mais je mentionne cela parce que le processus politique avec les Palestiniens implique le règlement de problèmes compliqués.

 

Il ne sera considéré comme un succès que s’il est construit sur les fondements de la vérité, la vérité du présent et la vérité historique et, malheureusement, cette vérité est constamment attaquée par nos ennemis et adversaires. Ils essaient de saper le lien ancien entre notre peuple et la terre d’Israël et de jeter la confusion sur les faits fondamentaux du conflit entre nous et les Palestiniens au 20ème siècle.

 

Par exemple, il y a plusieurs jours, j’ai entendu le commentaire, émis à contrecoeur par le représentant de l’Iran, à propos des crimes nazis - il leur est difficile de dire Holocauste - mais il a immédiatement ajouté avec vigueur qu’il ne faut pas permettre aux sionistes de profiter des crimes nazis, c’est-à-dire l’Holocauste, pour nuire aux Palestiniens.

 

Les représentants de l’Iran répètent encore et encore le mantra familier selon lequel l’Holocauste a eu lieu sans aucun lien avec la question palestinienne et que, plus tard, les dirigeants sionistes sont apparus et se sont réclamés de l’Holocauste pour réprimer les Palestiniens.

 

Bon, quels sont les faits ? Le chef de file incontesté du mouvement national palestinien au cours de la première moitié du 20e siècle a été le Mufti Haj Amin al-Husseini. Le Mufti était l’inspirateur vivant des attaques que j’ai décrites, depuis Jaffa en 1921 jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

 

Tout cela est connu, mais voici quelques éléments moins connus à propos des activités du Mufti : Le 28 novembre 1941, le Mufti s’est envolé pour Berlin et s’est entretenu avec Hitler. Il a exprimé à Hitler sa volonté de coopérer avec l’Allemagne de quelque manière que ce soit. Et c’est ce qu’il a fait, tant en recrutant des musulmans pour combattre dans les rangs de la S.S. dans les Balkans, qu’en diffusant de la propagande favorable aux Nazis.

 

Voici un exemple caractéristique de la propagande diffusée sur les ondes par le Mufti en 1942. Je cite : « Si l’Angleterre est battue et si ses alliés sont écrasés, cela fournira une solution définitive de la question juive, qui, selon nous, constitue le plus grand danger. » Entre 1942 et 1944, il a oeuvré à partir de sa base à Berlin et tenté d’empêcher le sauvetage des Juifs de Hongrie, d’Allemagne, de Bulgarie et de Croatie, pays qui, bien qu’étant eux-mêmes réduits en esclavage par Hitler, autorisaient les Juifs à fuir vers la terre d’Israël et vers d’autres endroits.

 

Le Mufti se plaignit auprès des Nazis de ce qu’ils n’avaient pas donné suffisamment de moyens pour empêcher l’évasion des réfugiés juifs des Balkans. Dans son témoignage au procès de Nuremberg, le 6 août 1947, le commandant allemand Wilhelm Melchers a déclaré : « Le Mufti a fait connaître ses protestations partout, auprès du Bureau du ministre des Affaires étrangères et auprès du ministre d’État, et dans d’autres quartiers généraux de la S.S. » Le 13 mai 1943, par exemple, le Mufti a remis une lettre au ministre des Affaires étrangères nazi Ribbentrop, dans laquelle il s’opposait aux arrangements consentis par l’Allemagne, qui autorisaient l’expulsion de 4 000 enfants juifs hors de Bulgarie. Il exigeait de voir « chacun d’eux », je cite : « chacun d’eux éliminé ».

 

L’adjoint d’Eichmann, Dieter Wisliceny, a émis le témoignage terrifiant suivant à Nuremberg : « Le Mufti a joué un rôle dans la décision de détruire les Juifs d’Europe. L’importance de son rôle ne peut pas être ignorée. Le Mufti a proposé à maintes reprises aux autorités avec lesquelles il était en contact, d’abord et avant tout, Hitler, Ribbentrop et Himmler, de détruire les Juifs européens. Il voyait en cela une solution adéquate à la question palestinienne».

 

Wisliceny fait même état d’une preuve par ouï-dire que le Mufti avait été directement impliqué dans la Solution finale. « Le Mufti a été l’un des initiateurs de l’anéantissement méthodique des Juifs d’Europe et il a été partenaire et conseiller d’Eichmann et d’Hitler quant à la manière d’exécuter le plan. Il était l’un des meilleurs amis d’Eichmann et l’a constamment poussé à accélérer l’anéantissement. Je l’ai entendu, de mes propres oreilles, dire qu’il s’est rendu anonymement dans les chambres à gaz d’Auschwitz, en compagnie de Eichmann».

 

Mesdames et Messieurs, Contrairement à ce qui a été dit par les représentants de l’Iran de représentants et par d’autres, les dirigeants sionistes n’ont pas utilisé l’Holocauste pour détruire le mouvement national palestinien. Par contre, le plus haut dirigeant palestinien de l’époque, le Mufti Haj Amin al-Husseini, a prêché et agi pour mettre en œuvre l’Holocauste afin de détruire le mouvement sioniste. Et cela a failli réussir. Les Juifs d’Europe ont été effectivement éliminés, en partie à cause des efforts du Grand Mufti, mais le sionisme n’a pas été anéanti et l’État d’Israël a été créé.

 

Je mentionne ces choses ici parce que ces racines, cette tumeur empoisonnée, doivent être extirpés. Le Mufti est encore une figure admirée dans le mouvement national palestinien. Jetez un coup d’oeil sur des sites Web, allez dans les écoles, feuilletez les manuels scolaires. C’est la tumeur qui doit être enlevée, c’est la racine du conflit, c’est ce qui le maintient en vie, et la racine du conflit fut et reste celle qui s’est répétée durant plus de 90 ans : l’opposition profonde du noyau dur des Palestiniens au droit du peuple juif à son propre pays sur la terre d’Israël.

 

Pour que le processus actuel soit significatif, pour qu’il puisse avoir une véritable chance de succès, il est essentiel que nous entendions enfin dire, de la bouche de la direction palestinienne, qu’elle reconnaît le droit du peuple juif à son propre pays, l’État d’Israël. J’espère beaucoup que cela se produira, pour que nous puissions parvenir à une véritable résolution du conflit.

 

Il existe de nombreux autres sujets qu’il nous faudra bien sûr résoudre au cours des négociations. Tout d’abord et avant tout, il doit y avoir une solution réelle et durable aux besoins d’Israël en matière de sécurité dans la région instable et dangereuse où nous vivons, parce que même si nous réussissons à obtenir cette reconnaissance, après des années d’une incitation à la violence qui se poursuit encore, nous n’avons aucune garantie que cette reconnaissance pénètre dans toutes les couches de la société palestinienne, et c’est pourquoi nous avons besoin de très solides accords en matière de sécurité, de sorte que nous soyons en mesure de défendre la paix et de nous défendre si la paix est violée.

 

C’est une approche réaliste et responsable, qui implique que l’on est prêt à aller de l’avant mais pas aveuglément. Cela me rappelle un autre problème. Je pense qu’une condition essentielle pour parvenir à une véritable résolution a été, et reste clairement, le renversement du refus de reconnaître le droit des Juifs à un État-nation à eux sur la terre de leurs ancêtres, et c’est également la clé la plus importante pour la résolution de ce conflit que la reconnaissance de ce droit.

 

Je crois à la force du peuple d’Israël, et je crois à la force de l’État d’Israël. Ce que nous avons accompli au cours des 65 dernières années est en effet formidable. Aujourd’hui, nous célébrons les 40 années écoulées depuis la guerre du Yom Kippour. Au cours des 40 années qui l’ont suivie, la population d’Israël s’est accrue deux fois et demi. Le PNB a été multiplié par 25. C’est comme si l’on prenait 25 économies de l’État d’Israël et qu’on les plaçait côte à côte.

 

Nous pouvons démarquer des réalisations dans tous les domaines : l’absorption des immigrants, l’immigration, la technologie, l’envol de l’économie, le développement du Néguev et de la Galilée, la cyber-city que nous sommes en train de construire à Beer Sheva, la ville des biotechnologies qui sera construite à Safed, et qui est en cours d’édification sous nos yeux.

 

Ce sont là des choses énormes. Nous n’avons pas attendu [le bon vouloir de] nos voisins pour développer notre pays. Nous continuerons à agir ainsi. Il y a un lien entre les deux choses : tant que nous continuons à développer notre puissance, tant que nous fortifions notre pays, tant que nous bâtissons notre économie, tant que nous affermissons notre société, tant que nous sommes forts, il y a une chance que ce changement se produise également chez nos voisins.

 

Nous ne pouvons pas céder sur ce point, c’est essentiel pour la sauvegarde de notre avenir et pour garantir notre sécurité. Merci. Discours capital de B. Netanyahou sur la situation politique et sécuritaire d'Israël, toujours en butte à l'hostilité arabe

 

Traduction de Menahem Macina

Publié dans Les Arabes et Israël

Commenter cet article