Palestina : un ouvrage historique essentiel
Palestina : un ouvrage historique essentiel
[Mercredi 05/13/2009 18:49]
A une époque où il est de bon ton de remettre constamment en question la légitimité juive en Israël, la découverte dun ouvrage historique capital sur cette question, écrit au XVII ème siècle, apporte un nouvel éclairage de la plus haute importance.
Voyage en Palestine , est le titre dune uvre écrite en 1695, par Hadrian Reland (ou Relandi), cartographe, géographe, philologue et professeur de philosophie hollandais. Le sous-titre de louvrage, rédigé en Latin, sintitule : Monumentis Veteribus Illustrata, édité en 1714 aux Editions Brodelet.
Cette belle histoire commence de façon quasi anecdotique, dans un rayon dune librairie de Budapest, qui renferme des antiquités littéraires, dont une partie concerne le judaïsme : danciennes reliques, usées par le temps mais de grande valeur historique (et monétaire), parfois manuscrites, probablement dérobées, issues danciennes synagogues. Cette pièce peut aujourdhui être consultée à lUniversité de Haïfa.
Lauteur de cet ouvrage, lun des premiers orientalistes, connaissait les langues, hébraïque, arabe et grecque (ancien).
En 1695, Relandi (ou Reland) est envoyé en voyage détudes en Israël, en Palestine dalors, pour un objectif bien spécifique : recenser plus de 2500 lieux (villes et villages) apparaissant dans le texte du Tanah (Bible) ou de la Michna, dans leur appellation originelle. A chaque fois, Reland y mentionne le nom hébraïque tel quil apparaît dans le texte et le verset exact auquel il se réfère. Reland y fait également figurer son équivalent en Latin-Romain ou Grec ancien.
Outre ce remarquable travail linguistique, lauteur opère surtout un recensement de lépoque, pour chaque localité visitée : dabord une considération dordre général spécifiant que la terre dIsraël dalors est pratiquement déserte, très peu peuplée. La majorité de ses habitants se concentre alors dans les villes de Jérusalem, Acco (Acre), Tsfat (Safed), Yafo (Jaffa), Tveria (Tibériade) et Aza (Gaza). Surtout, le constat établi par le géographe conclut à une présence dominante de Juifs sur cette terre, quelques Chrétiens et très peu de Musulmans, dont la plupart étaient des Bédouins.
Quelques remarques extraites de cette passionnante étude :
- Aucune localité dalors ne propose de nom ou de source arabe
- La grande majorité de ses villes ou villages possède un nom hébreu, quelques-uns en Grec ou Latin-Romain
- Pratiquement aucune ville qui possède aujourdhui un nom en arabe nen possédait à lépoque : ni Haïfa, ni Yafo, ni Naplouse (Shehem), Gaza ou Djénine.
- Aucune trace dans les recherches de Reland de sources historiques ou philologiques établies aux noms arabes, plus tardifs, de Ramallah, Al Halil (Hébron) ou Al Qods (Jérusalem)
- En 1696, Ramallah sappelle Beteïlé (du nom hébreu Bet El), Hévron sappelle … Hévron et Méarat Hamahpéla (Caveau des Patriarches) : Al Halil, du nom donné à Avraham Avinou en arabe.
- La plupart des villes étaient composées de Juifs, à lexception de Naplouse (Shehem) qui comptait 120 personnes issues dune même famille musulmane, les Natashe, ainsi que 70 Samaritains
- A Nazareth, en Galilée, une ville entièrement Chrétienne : 700 Chrétiens
- A Jérusalem, plus de 5000 habitants, dont la plus grande majorité est juive, et quelques Chrétiens. Reland névoque que quelques familles bédouines musulmanes isolées, composées douvriers temporaires saisonniers, dans les domaines de lagriculture ou de la construction.
- A Gaza, près de 550 personnes, 50% de Juifs et 50% de Chrétiens. Les Juifs étaient essentiellement spécialisés dans lagriculture : la vigne, les olives et le blé (Goush Katif). Les Chrétiens soccupant davantage de commerce et transport des différents produits de la région
- Tibériade et Safed étaient de localités juives. On sait surtout que la pêche du Lac de Tibériade constituait le principal emploi de lépoque.
- Une ville comme Oum El Fahem par exemple était complètement chrétienne : 10 familles
Lune des conclusions qui découle de ces recherches est la contradiction définitive et rédhibitoire apportée aux arguments arabes, à savoir laffirmation dune légitimité palestinienne ou même dun peuple palestinien.
On en veut pour preuve le fait même quun nom latin, celui de Palestine, ait été repris à son compte par le camp arabe…
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